Répression et expulsion à La Courneuve
Envoyer l'article par mail
La répression et l’expulsion menacent encore les « expulsées de la barre Balzac » (La Courneuve - 93)
Dans l’attente d’une décision d’expulsion du Tribunal Administratif, saisi par la Mairie de la Courneuve, les 72 adultes et une vingtaine d’enfants qui campent sur une place des 4000 à la Courneuve (93), vivent dans l’inquiétude, et sous la menace sourde d’une nouvelle intervention de police, brutale, comme celle qu’ils avaient affronté en juillet 2010 : http://www.dailymotion.com/video/xe...
Elles campent sur cette place à proximité du centre municipal de soins depuis le 18 avril dernier, malgré l’hostilité de la Mairie qui s’évertue, à les en chasser. Elles venaient d’être mises à la porte des hôtels car la Préfecture avait cessé la prise en charge après 9 mois d’hébergement.
Les expulséEs vivent à la Courneuve depuis parfois 5 ans, travaillent, mais ne sont toujours pas, considérés comme des « Courneuvois ».
Lorsqu’elle ont été expulsées de la Barre Balzac, le 5 juillet 2010, elle payaient des indemnités d’occupation au bailleur social, l’ODHLM de la Seine Saint Denis. Elles habitaient là depuis quelques années, certes sans titre locatif, mais est ce une bonne raison pour les priver de leurs droits les plus élémentaires ? Les expulséEs ne demandent pas à être relogées à la Courneuve, d’ ailleurs ils n’en ont pas très envie, mais dans un logement social n’importe où en Ile de France.
En attendant les expulséEs ont appelé en vain la solidarité de la Mairie ou du Conseil général, pour être soutenues et hébergés, comme l’avait fait le maire de Cachan, celui de Fontenay, et plus récemment celle de Montreuil, pour que l’État assume ses obligations.
Le jugement peur être rendu dès lundi mati ou mercredi dernier délai, et l’intervention de police est possible à la délivrance du jugement, qui peut aussi intervenir une ou deux heure après le rendu. A partir de là, l’angoisse d’une intervention de police prendra corps.
Nous demandons le ré-hébergement de tout les expulsés, en attendant leur relogement, et la régularisation de ceux et celles sans papier.
Avec les sans logis du 93 particulièrement ceux de la Courneuve, de la rue des Sorins à Montreuil, les expulsés du foyer AFTAM d’Épinay, des oubliés du DALO du 93, et les comités de soutien, s’organise un :
- 24h des sans logis du 93, mercredi 2 novembre à 16h au jeudi 3 à 14h
- Rendez-vous devant la Préfecture de Bobigny : Prises de paroles, témoignages, installation de bâches, repas, animations,...
Expulsion-Sans-Logis-Lutte-Rassemblement-Solidarité-La Courneuve






