Les CRS contre les familles sans logis
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Paris : Des familles sans logis dormant dans la rue évacuées par la police.
Une dizaine de familles sans logis dormant avec des enfants dans la rue dans le 7e arrondissement de Paris ont été évacuées vendredi à l’aube par la police, a-t-on appris de source policière et auprès de l’association Droit au logement (DAL).
- « Ils envoient les CRS contre les familles sans logis ! », s’est indigné le DAL dans un communiqué.
Des familles « cernées et chassées par les CRS à 6h ».
Les familles « ont été invitées à quitter les lieux », un trottoir qu’elles occupaient rue de Sèvres, juste devant le square Boucicaut, et « raccompagnées au métro le plus proche », a indiqué la source policière. Il n’y a eu « aucun incident et aucune interpellation », a précisé la même source.
Selon le DAL, « les familles sans-logis installées cette nuit sur le trottoir de la rue de Sèvres, faute d’un hébergement durable, ont été cernées et chassées par les CRS à 6h ce matin, avec leurs enfants dans le métro, obligées de se lever en plein sommeil, avec les enfants et les nourrissons ».
« Il n’y a plus aucune place d’hébergement »
« Chasser les familles sans abri, pour tenter de les faire disparaître, de les rendre invisibles, est-ce la réponse du ministre du Logement Benoist Apparu et du gouvernement à la crise du logement et de l’hébergement ? », interroge l’association.
Depuis le 16 juillet, des familles sans logement, « à la rue, dans des hébergements précaires, menacés d’expulsion sans relogement, et/ou prioritaires DALO », qui ont un travail et sont « françaises ou en situation régulière », campent chaque jour dans le square Boucicaut, explique le DAL.
« Nous demandons leur relogement, l’application des lois et un plan d’urgence », ajoute l’association, alors qu’« il n’y a plus aucune place d’hébergement par le 115, car le gouvernement a décidé de supprimer 4.000 places d’urgence en Ile-de-France ».
Un nouveau rassemblement est prévu ce vendredi à 18h au square Boucicaut. Une marche est aussi prévue samedi à Paris, à l’appel d’associations et du collectif « Urgence, un toit ». « L’été commence très mal pour les familles avec enfants, les personnes vulnérables, le plus souvent à bas revenus, et celles qui sont déjà dans la rue et commencent à mourir à petit feu », s’inquiète l’association.
- AFP






