Campement de Belle-Beille à Angers
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À Angers, un campement pour dénoncer le manque de places d’hébergement d’urgence
Angers. A Belle-beille, Droit au logement et les sans-abri lèvent le camp. Ce jeudi midi, les militants de Droit au logement ont commencé à démonter les tentes installées depuis une semaine dans le quartier de Belle-beille, à Angers. Les 75 sans-abri, pour la plupart des demandeurs d’asile, ont tous été relogés dans l’agglomération, pour beaucoup dans des appartements, certains à l’hôtel. Ces relogements ont été décidés tard mercredi soir, après de nouvelles réunions avec la mairie et la préfecture. L’annonce aux occupants du camp n’a eu lieu qu’à l’aube, afin d’éviter l’arrivée massive de nouveaux candidats au relogement
Les militants de Droit au logement (DAL 49) ont installé vendredi 16 septembre une quinzaine de tentes dans le quartier Belle-Beille à Angers pour y accueillir les sans abri qui ne trouvent aucune solution dans les dispositifs d’urgence (photo : A. Humeau).
Le campement pour les sans abris de Belle-Beille accueille une soixantaine de personnes. 35 personnes y ont trouvé refuge vendredi ; 50, samedi ; une soixantaine dimanche. Le campement dressé par les militants du DAL accueillait 90 sans-abri dans la nuit de lundi à mardi. Aiguillés vers cette solution temporaire par les services sociaux, les sans-abri sont pour beaucoup des demandeurs d’asile.
- « Il y a une vraie organisation qui se met en place ici, raconte une bénévole du DAL. Même si nous avons besoin de nourriture et de couvertures, il y a beaucoup de générosité et de solidarité de la part des habitants du quartier. » « Dimanche soir, nous avons dû refuser neuf personnes, déplore Claude Charrier, le responsable du mouvement à Angers. Nous manquons de tentes, de matelas, de couvertures. » Et Claude Charrier salue : « Les habitants de Belle-Beille ont apporté un soutien extraordinaire ! Ils ont donné de la nourriture, du pain, du café, du thé... »

















